Wed, 23 Jul 2008 09:06:00 GMT
A lire ou relire d'urgence... (Bienvenue chez Crates)
Face à une société du spectacle , à un nouveau totalitarisme qui ne dit pas son nom mais use d'une arme nouvelle, celle de la soumission volontaire des masses, rivées aux diktats des publicitaires, à la démagogie gouvernementale, à la mise en marge de la culture, au gaspillage ambiant... Pourtant les mécanismes furent écrits il y a plusieurs décennies non pas par des auteurs prophétiques, mais par des observateurs libérés du conditionnement sociétal, qui surent rester libre et garder la tête froide, en fins analystes des situations de leur temps, tirant les justes perspectives comme le bon joueur d'échec qui déduit les voies futures du jeu au vu des coups portés... Restons libre face à la merde médiatique et lucide...

Wed, 23 Jul 2008 06:19:13 GMT
Comment se caractérise le courage en politique ? (AgoraVox.fr)
De quelle plus belle tragédie peut-on rêver quand on est un homme de théâtre ? Etre accusé de lâcheté politique par les uns et d'honnêteté intellectuelle par les autres. En quelque sorte Jack LANG vient de dessiner autour de son choix un cercle caucasien en privilégiant sa relation avec le peuple français et (...)

Mon, 21 Jul 2008 18:44:19 GMT
Côte d'Ivoire: Crise sociale - La démagogie du Rhdp (AllAfrica)
Alphonse Djédjé Mady, secrétaire général du PDCI et président du directoire du RHDP, a convié la presse à une conférence de presse, le vendredi 18 juillet dernier, pour donner la position de son mouvement sur la crise sociale du pays.

Mon, 21 Jul 2008 17:29:22 GMT
Le bâton pour les chômeurs et la carotte pour les patrons (Solidarité Ouvrière)
Candidat à l’élection présidentielle, Sarkozy l’avait promis : s’il était élu, on atteindrait en France le plein emploi—avec quand même 5 % de chômeurs constants— d’ici 2012. Si les États-Unis y arrivent pourquoi pas nous ? Depuis un an sous sa présidence, les déceptions n’ont pas manqué pour ceux des salariés qui auraient cru à ses promesses. Que ce [...]

Mon, 21 Jul 2008 16:54:59 GMT
Crise sociale en Côte d`Ivoire - La démagogie du rhdp (Notre Voie) (Abidjan.net)
Alphonse Djédjé Mady, secrétaire général du PDCI et président du directoire du RHDP, a convié la presse à une conférence de presse, le vendredi 18 juillet dernier, pour donner la position de son mouvement sur la crise sociale du pays. L`homme qui visiblement a des comptes personnels à régler avec le [...]

Mon, 21 Jul 2008 12:10:09 GMT
L'état doit-il aider les consommateurs à acheter leur essence 1/2 ? (Mes Tas de Trucs)
Deux logiques s'opposent dans les deux articles qui viennent. 1. Une aide active de l'Etat, s'apparentant ouvertement à de la démagogie politicienne de base, afin d'aider les Français à payer leur essence, diesel et fioul. Cette logique posera une limite dépendante directement de l'évolution des prix qui ne pourra pas baisser. Comme le tenant du discours n'est pas totalement imbécile, mais un peu quand même, on incite, entre les lignes de l'article, à se diriger vers une consommation d'énergie verte... Un article du journal 'Le Monde' daté du 25 Juin 2008 *************** L'énergie chère doit être une source de croissance L'envolée des prix du pétrole est une contrainte qu'il faut transformer en levier de développement L'ère du pétrole bon marché est révolue, nous entrons structurellement dans l'ère du pétrole cher et même de l'énergie chère. Chaque Français, particulier ou professionnel, ressent ce choc. Pour autant, il nous faut refuser les discours qui nous promettent l'apocalypse en baril. La croissance du XXIe siècle sera verte. Nous devons dès aujourd'hui nous mettre en ordre de bataille pour saisir les opportunités industrielles et faire d'une contrainte un gisement de croissance. La situation à laquelle nous sommes confrontés est différente des précédents chocs " pétroliers ". La flambée actuelle des prix ne résulte pas d'une décision unilatérale des pays producteurs de fermer les robinets. Elle s'inscrit dans une tendance structurelle : la hausse de la demande mondiale poussée par le décollage économique des pays émergents est plus rapide que la croissance de l'offre potentielle, contrainte par des capacités de production limitées. Si choc il y a, c'est avant tout un choc de vérité : le pétrole est cher et le restera. Ce déséquilibre entre l'offre et la demande est structurel et durable. Mais nous devons affronter cette réalité nouvelle et ne pas sombrer dans l'illusion, dans la complainte et encore moins dans la démagogie. Des leviers existent : à nous de les actionner. La première réponse consiste à aider ceux qui sont en première ligne et qui subissent le plus durement les conséquences de l'énergie chère. C'est l'objectif des mesures que le gouvernement a prises en faveur des Français les plus démunis : relèvement à 200 euros de la prime à la cuve, tarif social du gaz à compter du 1er juillet, ou bien encore création d'un fonds spécial alimenté par le surplus de recettes de TVA. Pour les professions les plus touchées, nous avons également fait face à l'urgence : ainsi les pêcheurs bénéficieront-ils d'ici à la fin de l'année d'une aide sociale à hauteur de 40 millions d'euros, tandis qu'un ambitieux plan de modernisation de la filière sera mis en oeuvre. Parce que nos partenaires internationaux sont confrontés à la même situation, nous allons aussi mener le débat au niveau européen pour y apporter une réponse politique globale. La seconde réponse consiste évidemment à engager un changement profond de nos modes de consommation. Si l'énergie devient durablement chère, à nous d'inciter les Français, producteurs et consommateurs, à l'économiser. Le plus grand gisement d'énergie, c'est celui des économies d'énergie ! Il est possible de concevoir une croissance sobre en pétrole : en 1973, pour 1 euro de PIB il fallait 0,19 litre de pétrole, en 2006, il ne faut plus que 0,07 litre. Il faut amplifier fortement ce mouvement. Le Grenelle de l'environnement constitue à cet égard un signal fort, comme l'attestent plusieurs mesures phares telles que le bonus/malus sur les voitures. Et cela marche : en mai, les cinq modèles automobiles les plus vendus en France étaient tous éligibles au bonus écologique. Cependant l'ambition politique ne peut pas se résumer à la gestion de la rareté. Nous devons imaginer des réponses de long terme : celles qui transformeront la contrainte énergétique en opportunité pour notre croissance économique. L'économie d'énergie doit devenir un véritable secteur économique. Nous devons encourager nos industriels dans la voie des énergies alternatives. Face au pétrole cher, la clé du succès réside dans la créativité, la recherche-développement et l'innovation. Prenons encore l'exemple de la voiture : grâce au progrès technique, le parc consomme aujourd'hui 10 % d'essence en moins qu'il y a dix ans. Il est prévu de réduire encore cette consommation de 18 % pour les voitures neuves d'ici à 2013. La voiture propre est la voiture de demain. Faute d'avoir du pétrole, ayons - à nouveau - des idées ! Elaborons des produits dont le cycle de vie (production, utilisation et recyclage) est économe en énergie, renforçons notre efficacité énergétique notamment dans le bâtiment, développons les énergies renouvelables : voilà les défis majeurs que nous allons relever. Des défis à coup sûr exportables si nous parvenons à être au premier rang, comme c'est déjà le cas dans l'eau et le traitement des déchets. Demain, les pays qui seront les plus sobres en énergie seront les plus compétitifs. Dans ce contexte, l'industrie occupe une place particulière. L'électricité et le pétrole sont en effet à l'origine de la révolution industrielle et constituent la base de la plupart de nos industries. Une énergie chère est donc une menace pour les entreprises industrielles qui ne prendraient pas le tournant actuel. Par la normalisation, la réglementation ou encore la fiscalité, il est du devoir des pouvoirs publics de les inciter à investir en recherche et développement et dans la voie d'énergies alternatives. Paradoxalement, l'ère du pétrole cher pourrait bien devenir une opportunité pour notre industrie en stimulant l'innovation et en ouvrant de nouveaux marchés. Elle pourrait renverser le mouvement de délocalisation industrielle vers les pays à faible coût de main-d'oeuvre, puisque la main-d'oeuvre bon marché ne sera plus capable de compenser le coût de l'énergie et donc du transport. Nous avons aujourd'hui les moyens de transformer la contrainte de l'énergie en levier de croissance. Cette croissance verte est devant nous. Saisissons cette opportunité. Luc Chatel Secrétaire d'Etat chargé de l'industrie et de la consommation Article précédent... Article suivant...

Mon, 21 Jul 2008 06:05:00 GMT
Sarkozy défie l'Europe (LeCourant.info)
LeCourant continue d'explorer les grands dossiers politiques de la saison. Cette semaine, focus sur l'Europe avec la présidence française en toile de fond. Alors que Bruxelles vient de retoquer le plan français de sauvegarde de la pêche, Nicolas Sarkozy est aujourd'hui en Irlande pour "comprendre" les raisons du Non au Traité de Lisbonne. Un voyage sous tension après que le Président ait déclaré que les irlandais devaient "revoter" sur ce Traité. Entre petites et grandes crises, l'histoire (...) - Politique / une

Sun, 20 Jul 2008 12:56:48 GMT
Nouvelle passe d'arme entre Royal et l'UMP (20 Minutes)
POLITIQUE - Elle parle de «régime de mépris généralisé»... L'UMP dénonce «la démagogie la plus mensongère»...

Sun, 20 Jul 2008 10:15:00 GMT
Pour l'UMP, "les rodomontades de Royal vont lasser les Français" (Le Point.fr)
Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP, affirme dimanche dans un communiqué que les "rodomontades régulières et tellement prévisibles" de Ségolène Royal...

Sun, 20 Jul 2008 10:09:19 GMT
UMP: "Royal va lasser les Français" (Le Figaro)
Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP, affirme dans un communiqué que les "rodomontades régulières et tellement prévisibles" de Ségolène Royal "vont finir par lasser" les Français...

Sat, 19 Jul 2008 01:25:59 GMT
La rébellion étant révolue, les déstabilisateurs s`emparent des remous sociaux (Abidjan.net)
Depuis l'instauration du Dialogue direct entre le camp présidentiel et la rébellion des Forces nouvelles sanctionné par l'Accord politique de Ouagadougou en mars 2007, et surtout depuis l'annonce faite par le Premier ministre, le 14 juillet dernier, de la disponibilité des fonds pour organiser les é [...]

Fri, 18 Jul 2008 13:36:18 GMT
Langues régionales. Jean-Jacques Urvoas répond à Marc Le Fur (Oui au breton)
Communiqué de Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère, reçu ce vendredi 18 juillet à 15 h 30. Dans un communiqué, Marc Le Fur invite tous les parlementaires bretons à prendre leurs responsabilités en votant la réforme institutionnelle. Parce qu'elle est l'instrument de ce renouveau démocratique auquel aspirent l'immense majorité de nos concitoyens ? Non, parce que « pour nous, l'essentiel, c'est que les langues régionales soient reconnues dans la Constitution »… Je me refuse pour ma part à céder à cette (...) - Juillet 2008 / France , Bretagne

Fri, 18 Jul 2008 13:35:49 GMT
Le député François Bayrou (Authueil)
Exister, voilà désormais la seule ambition de François Bayrou. tenir jusqu'à la prochaine échéance présidentielle. Pour cela, il est prêt à tout, y compris à tomber dans la démagogie facile consistant à taper sur Nicolas Sarkozy. On est certain d'être repris, même si l'accusation n'a...

Thu, 17 Jul 2008 05:15:02 GMT
Ségolène Royal, seule opposante contre tous (Brionne 27)
Oui, Ségolène Royal est bel et bien la seule opposante de la gauche de gouvernement. Alors que d’autres sont toujours à la recherche d’un bon mot, alors que d’autres cherchent à se mettre au chaud, elle tire tous azimuts, et avec juste raison, sur Nicolas Sarkozy. Elle est la seule là où Bertrand, Martine, Pierre [...]

Thu, 17 Jul 2008 03:36:21 GMT
Jeff Fillion à vendre sur ebay.com (Renart L'éveillé / Carnet résistant)
À la suite de mon billet sur Jeff Fillion, que j’ai aussi publié sur l’intrablogue des membres du site de l’hebdomadaire Voir, un lecteur, Steve Gingras (serait-ce le vendeur qui fait de la pub?), m’a indiqué en commentaire que l’adresse jefffillion.com est à vendre sur ebay.com. Au moment où j’écris ces mots, il n’y a [...]

Wed, 16 Jul 2008 17:04:35 GMT
La France face à ses vieux démons : déclinisme, nationalisme et populisme (Alex de Melun)
Avec son arrogance, sa résistance au changement, l’ineptie de ses 35 heures, la démagogie de ses RTT, la France s’est progressivement construit une image négative à l’extérieur. À Davos et ailleurs, ou les leaders mondiaux se côtoient le « French...

Tue, 15 Jul 2008 11:02:00 GMT
Vite, Désirdavenir Royal aux Finances : elle transformerait les profits de Total en chèques (PaSiDupes)
Sans démagogie aucune, Royal aurait la solution à tout ! Les propositions attendues de l’opposition constructive sont arrivées : elles sont plombées… Sa Cynique Majesté Royal nous a gratifiés de sa dernière trouvaille en date. Elle a en effet proposé aujourd’hui mardi de reverser la moitié des profits de Total aux Français les plus touchés par la flambée des prix du pétrole. On ne peut pas

Tue, 15 Jul 2008 09:49:00 GMT
Un maire qui vole haut ! (Le Vésinet)
Pas besoin d’avoir suivi un petit cours d’auto défense intellectuelle pour déceler les contre vérités qui jalonnent l’interview du maire donné au Parisien. Nous commencerons par la fin de ce récital de vœux pieux qui nous informe que le maire ne pratique pas la démagogie… Le moins attentif des vésigondins se souvient de l’homme qui coupait les bateaux en deux, qui arrêtait le chantier dès le lendemains de son élection et qui rendait une place arborée aux vésigondins avec un petit chèque de deux millions d’euros. Et bien cet homme là n’était pas un démagogue... c’était un menteur ! Depuis qu’il a été démasqué l’expert en contre vérités s’en prend vivement aux minoritaires qu’il raille à chaque occasion, quand il ne leur suggère pas « de se rouler par terre » sic ! Ce maire œcuménique aurait selon le Parisien du respect pour tous les électeurs. De qui continue-t-il de se moquer lui qui agit comme le plus sournois des revanchards en lançant des audits sur les agissements des responsables associatifs qui ne lui ont pas fait allégeance et qui avec ses sbires ridiculise les opposants. On apprend accessoirement que l’UMP ne lui a fait aucun cadeau, et là on aimerait entendre les réactions de son compère Myard qui lui a fait la (très) courte échelle pour arriver au balcon du boulevard Carnot. Robert le revanchard aurait-il déjà la mémoire qui flanche et devrait-on republier le courrier qu’il est allé quémander dans l’entre deux tours au député UMP de la circonscription ? L’essentiel, comme dab avec le maire, ce n’est pas ce qui est dit – on l’a vu, essentiellement des faussetés – mais le message subliminal adressé aux administrés : la gestions de votre prédécesseur va m’obliger à augmenter vos impôts. Et peu importe si la décision de ne pas faire la patinoire coûte un peu plus de 10 millions d’euros, ce détail est occulté, mais pas les 2.000€ du coût d’arrosage des plates bandes du boulevard Carnot. On a un maire qui vole haut. <!-- /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal {mso-style-parent:""; margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Times New Roman"; mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-font-family:Arial; mso-font-kerning:16.0pt; mso-bidi-font-weight:bold;} a:link, span.MsoHyperlink {color:blue; text-decoration:underline; text-underline:single;} a:visited, span.MsoHyperlinkFollowed {color:purple; text-decoration:underline; text-underline:single;} @page Section1 {size:612.0pt 792.0pt; margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; mso-header-margin:36.0pt; mso-footer-margin:36.0pt; mso-paper-source:0;} div.Section1 {page:Section1;} -->

Mon, 14 Jul 2008 12:24:24 GMT
Côte d'Ivoire: Divo-Félicité Boza " Les populations ont compris que la décentralisation est une chance pour elles " (AllAfrica)
Madame Félicité Boza est Directrice locale de campagne du candidat Laurent Gbagbo dans la nouvelle Sous-préfecture de Didoko. Un peu plus d'un an après sa nomination, elle parle des actions déjà menées pour la victoire de son candidat à Didoko et dévoile son programme d'activités.

Sun, 13 Jul 2008 19:42:38 GMT
Victorin Lurel, le créole, et...la démagogie, par Edouard Boulogne. (Le Scrutateur.)
Victorin Lurel, le créole et la démagogie. Victorin Lurel, Président de la région Guadeloupe, et député de ce département, n’est pas dépourvu de qualités : travailleur, excellent orateur, non dépourvu d’une certaine culture. J’en parle peu dans ce blog, car l’opportunisme, sans doute, l’a fait pencher à gauche, tropisme qui n’est pas vraiment le mien (soutenir Ségolène Royal ! Fi !). Et pourtant, je lui suis reconnaissant d’avoir, en 2003, lors du referendum sur la question statutaire en Guadeloupe (et quelles que fussent les raisons profondes de sa prise de partie) d’avoir donc refusé le choix aventuriste d’une sorte d’autonomie pour la Guadeloupe (première étape vers une indépendance à contenu « socialiste » pour beaucoup d’aventuriers de la politique). On sait que le choix du peuple, fut à 74% le refus de la rupture avec la France, et Victorin Lurel fut, tout d’un coup, très entouré, et souvent par ceux-là même qui quelques semaines plus tôt l’avaient vilipendé. D’où mon indulgence à son égard en maintes occasions où il aurait eu besoin d’être fustigé. Ce qui ne préjuge en rien de mon attitude envers lui à l'avenir, mon vote, et celui des gens qui me font l'honneur de me consulter n'appartiennent qu'à nous. Je ne peux pas, cependant, laisser passer sans rien dire ses déclarations d’hier soir (samedi 12 juillet) sur le refus par le sénat de la nation, de laisser inscrire les langues régionales (le Breton, le Basque, l’Alsacien, le Corse, les créoles, etc), dans la Constitution de la Vè République, comme langues égales au Français. Il y voit une atteinte à la dignité des Antillais, une trahison de l’esprit de la République à laquelle il est, dit-il, plus que tout autre, attaché, cet esprit "ouvert, libéral et pluriel". Monsieur Lurel croit-il ce qu’il dit ? 1. Sur la République. La France aujourd’hui, au cours de sa longue histoire, est une République. A ce titre, comme 64 millions d’autres citoyens, je suis un républicain. Mais disons le clairement, je suis, et M.Lurel aussi, Français avant d’être républicain. La République est une idéologie, une certaine façon d’envisager la façon de vivre, les relations sociales, morales et économiques des citoyens entre eux, et envers les autres nations. La France existait, et grandement, avant, et elle lui survivra (peut-être). Cette idéologie a ses partisans, nombreux, elle a aussi ses détracteurs. Lesquels ont leurs arguments, en faveur d’une autre vision des rapports sociaux, moraux, économiques, etc. Ces citoyens ont peut-être tort, ils n’en ont pas moins le droit de penser ce qu’ils veulent, (ou alors….. la liberté ?!). Ce que nous enseigne l’histoire, c’est que la République n’a pas toujours été très ouverte, et libérale sur cette question des langues régionales, quoiqu’en pense M.Lurel. En 1793, sous la bannière de Robespierre, pour nous en tenir à la figure emblématique par excellence, un régime de terreur fut établi en France. « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté » disait-on au Parlement de la République. Phrase lourde de sens. Dans toute la France, tout un peuple qui refusait l’idéologie de la République naissante, fut bâillonné, écrasé, martyrisé, assassiné. Rien qu’en Vendée, deux cent mille paysans furent exterminés. Ce fut le génocide franco-français analysé dans le détail par l’historien Ronald Secher. . Et Napoléon Bonaparte, qui poursuivit le travail de Robespierre dont il avait été « l’ami », et le disciple, (sans Napoléon, la République n’eut pas survécue au Directoire) fut l’instaurateur dans la durée, sous la forme, peut-être pas si paradoxale que cela du pouvoir autoritaire, non seulement en France, mais dans toute l’Europe, et bientôt dans le monde entier par l’Europe colonisatrice, des idées républicaines. A cet égard, certains, on le sait, estiment que la colonisation ne fut pas que négative, et qu’il vaut mieux aujourd’hui être Français de la Guadeloupe ou de la Martinique, qu’habitant du Niger, de Zimbabwe, ou du Ruanda, ou du Congo, ou de l'Algérie, etc, etc. Ces quelques considérations trop rapides, pour, toutefois, relativiser les proclamations un peu trop fébriles pour être totalement sincères de monsieur Lurel sur le "libéralisme républicain". 2. Sur le créole. Revenons-en à la déception de Victorin Lurel sur le refus du Sénat d’entériner le projet d’inscription des langues régionales, dont les créoles, dans la Constitution. Il y voit une atteinte aux principes républicains. Or c’est exactement le contraire qui est la vérité. C’est dans la vieille France celle de la monarchie que le pluralisme linguistique fut, plus qu’une tolérance, un fait. Seuls les gens d’Ile de France, et une élite intellectuelle et sociale parlaient alors le Français. En province on parlait toutes sortes de langues, et les paysans de l’Ouest ne comprenaient pas ceux du sud, du Nord, du Centre ou de l’Est. L’unité nationale était alors fondée sur le pacte féodal. C’est le Roi qui était la clef de voûte de l’édifice français. Une fois ce principe politique fondamental abattu (à tort ou à raison), par la Révolution, il fallut en trouver un autre, faute de voir s’effondrer et se dissoudre « la personne France », comme disait Michelet. Ce fondement ce fut l’idée du « peuple en corps », la « volonté générale », principes empruntés à JJ.Rousseau. Principes abstraits auxquels les révolutionnaires républicains s’efforcèrent de donner une consistance à travers des institutions, et des principes : Liberté, Egalité, Fraternité. Faute d’une personne, d’un souverain de chair et de sang, les Français furent appelés désormais à communier dans l’idéologie républicaine qui tendait à se substituer, véritable « religion » laïque, à toute autre religion et à toute représentation politique, sociale, morale, différente de la sienne. Il s’agissait de captiver les esprits, par la propagande, l’école, et tous les moyens, même légaux, à l’idée de la République Une et Indivisible. L’école, dans cette entreprise de longue haleine, joua le rôle crucial. L’apprentissage du Français devint l’impératif catégorique de l’identité nationale qui ne se projetta plus dans la personne d’un roi, dans la continuité d’une dynastie. Ceci apparaît clairement dès 1792, à la Convention nationale où le député Lauthenas déclara : « Il faut que les intérêts de la République soient maintenant connus de tous ses membres ; et ils ne peuvent l’être comme il convient qu’en rendant la langue nationale parfaitement familière à tous. Partout où les communications sont gênées par les idiomes particuliers, qui n’ont aucune espèce d’illustration et ne sont qu’un reste de barbarie des siècles passés, on s’empressera de prendre tous les moyens nécessaires pour les faire disparaître le plus tôt possible ». C’est dans le même esprit que l’abbé Grégoire « l’ami des noirs » se fit le rapporteur du décret qui décida que les enfants doivent apprendre « à parler, écrire et lire en langue française ». Le même abbé Grégoire qui a joué un rôle si important dans la première abolition de l’esclavage était aussi celui, qui, dans la logique de sa pensée, stigmatisait les langues régionales comme des « idiomes grossiers prolongeant l’enfance de la raison et l’enfance des préjugés ». Voici pourquoi, le créole fut, longtemps, « réprimé » à l’école. Et pas le créole seulement, -comme voudraient le faire croire, ici, les tenants de l’idéologie raciste et séparatiste qui étouffent la Guadeloupe et la Martinique, les empêchent de vivre et de croître en santé économique et psychologique-, mais aussi le Breton, le Basque, etc, dont, partout, les tenants tentent de dissoudre la France avec souvent la complicité des puissances étrangères qui ont intérêt à l’effacement de notre pays. (Ainsi en fut-il par exemple en Bretagne de 1940 à 1944, où l’occupant nazi prit langue avec tous les mouvements séparatistes, en vue de leur « libération » (sic) du pouvoir parisien et du jacobinisme). Tout cela, je crois M.Lurel est trop fin, trop informé ( du moins je l'espère) pour l’ignorer. Mais nous entrons en période électorale. De tous côtés on s’efforcera de ratisser large. Victorin par ses déclarations sur le créole ne fait que viser une certaine catégorie d’électeurs. Croit-il ce qu’il dit ? Il fait surtout du bruit avec sa bouche (Mais « grand père, que vous avez de grandes dents !). Dans le même temps par d'autres paroles il tentera, et ses collègues politiciens comme lui, de séduire les uns et les autres, même les plus antagonistes, de sa fidélité à leurs intentions. Ah! la vie d'un politicien n'est pas toujours facile! Nous ne sommes pas dans la politique, mais dans la démagogie, qui en est un utile adjuvant. Nous, électeurs, restons vigilants, de tous les côtés, à l’égard de tous les démagogues. « An nou rété veyatifs » ! Edouard Boulogne.

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